Posté le 09.10.2006 par valbel
Il lui dit qu’elle le réduit
Comme la limaille sur l’établi
Cette histoire se maigrit
C’est une pure théorie
Si ce jour de fraîche neige
Tes pas traçant le long de la piste
Je suis en éveil, ce matin est de mise
J’enfouis une éphémère signature comme repère
Je n’ai plus d'aperçus pour m’exposer
Une éloge de semblant de vie
Une éloge de semblant de vie
Je crie sous le blizzard mon tourment
Je roule sous l’effet des débordements
Attacher mes idées au centre du prélude
Comment ne pas tomber, je me suis interrompu
Sur le site des maux je griffe les éléments
La brume se pose sur mon épine
Cintrant mes plaintes au vent
J’engloutis ce qu’il me reste à vivre
Ma source s’épuise en ton souffle
Je n’ai plus d'aperçus pour m’exposer
Une éloge de semblant de vie
Une éloge de semblant de vie
Je crie sous le blizzard mon tourment
Gouttant les baies
La rosée adoucit la trahison
La pulpe de tes sentences vibrent
De façon significative
Au jour d’après sur le liseré inanimé
Je cumule les conséquences
Chiffrant le nombre de tes baisers
Sur ma bouche attisée
Je me réduis à t'alléguer
Je n’ai plus d'aperçus pour m’exposer
Une éloge de semblant de vie
Une éloge de semblant de vie
Je crie sous le blizzard mon tourment
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Posté le 03.10.2006 par valbel
Quitte à se brûler les ailes, ne pas suivre le troupeau....
J’ai fait et défait les draps
Posé ma main outre toi
Sans retirer mes souliers
Je me suis mise comme ça
Tu appelais cela vénérer
C’est comme se montrer
Un revers de côté
Je me suis stationnée là
Sous l’horizon ça gronde
On entend l’aube du tourbillon
Sonné sous mes pieds
Je me perçois déliée
Comment sont-ils aussi sages
Les moutons sous l’orage
Je quitte la propriété
Devant vos yeux hébétés
Tu parles de dégâts
De m’étendre au bas
Clouée sur la chaussée
Enivrée de tes mots ruminés
Ici on parle tout bas
On reste dans sa pensée
Mieux vaut obtempérer
Se tourner, renoncer
J’ai failli comme la moqueuse
A toute ma destinée
En passant la tranchée
Egale à une fraudeuse
Comment sont-ils aussi sages
Les moutons sous l’orage
Je quitte la propriété
Devant vos yeux hébétés
Posté le 29.09.2006 par valbel
Petite pause bucolique sous les saules
Le vent dans les saules
Le pagne fendu par l’appétit
De jérémiades tu cherches le délice
Même l’herbe arrosée ne me déloge
Les larges feuilles orangées comme posées
Tapissent notre étreinte versatile
Le large soleil en découd avec l’hiver
La rosée apaise notre soif végétale
Les causses s’illuminent sous tes fastes
Je sens dans l’écho
Je sens dans l’écho
Un corps qui rebondit avec hâte
Que veux tu outre des facéties ?
Croquant l’idylle comme le chacal
Chemin passant coquette tu combines
Des équilibres échouant le mâle
Comme mule qui s’exécute
Je tourne le front je suis désordre
En mon émoi je suis sur la culbute
Sous tes éclats de délectations je suis désordre
Les causses s’illuminent sous tes fastes
Je sens dans l’écho
Je sens dans l’écho
Un corps qui rebondit avec hâte
Les boutons défaits, la peau dégriffée
Les châssis se croisant, c’est un tournant
Dévoilant les fibres de ton innocence
Clos les mots s'opposent au phrasé pantelé
Les causses s’illuminent sous tes fastes
Je sens dans l’écho
Je sens dans l’écho
Un corps qui rebondit avec hâte
Le vent dans les saules ……….
Le vent dans les saules ……….
Posté le 28.09.2006 par valbel
Merci à Yann Tiersen pour sa courtoisie. Valbel
En contre bas les roues du vélo
C’est l’hiver au cordon du marais
L’heure du vent et des terres salées
Inondé, couché les pieds sur l’eau
Je respire les arômes tourbés
Je sens ta peau et son côté lacté
Franc de pied je monte au sommet
L’air doux donne l’idée d’un sucre restant
Décloue les volets rouges de la rive droite
Entiché à l’idée de chatouiller amouraché
Notre aubade est émancipée de gravité
Je décline sur le vif mes antécédents
Sur tes lèvres ténues un goût de cerise
Tapis la mousse automnale est si lisse
J’ai tant creusé pour le récupérer
Le délice d’aimer et de s’embraser
Comme les souches au pied de l’églantier
J’aiguillonne mon dessein au dehors de la futaie
Décloue les volets rouges de la rive droite
Entiché à l’idée de chatouiller amouraché
Posté le 16.09.2006 par valbel
Sous le pommier je plie mes idées
Le poignet comme agité
C’est l’obscurité
Un barillet parade le long de mon nez
A quelle heure rejoindre la chaussée
D’où je te ralliais au crépuscule Lola
Nos embrassées me manquent Lola
Tes paumes jusqu’aux fibres de ton écorce
Tu t’es détachée sans même interroger
Si le creux de mes reins pouvait surnager
Sans ta langue rafraîchissante
Sans le rond de tes flancs changeants
J’ai couru au sommet de ma folie
Te poursuivant jouvencelle indigne
Mon air ne saisit en rien ton aura
Je roule sous le tapis Lola
J’ai sauvé l’eau de ton ultime bain
Je m’y plonge en surnageant
C’est exigu un cœur serré qui penche
Tu as ordonné de nous scinder ce matin
Tu t’es détachée sans même interroger
Si le creux de mes reins pouvait surnager
Sans ta langue rafraîchissante
Sans le rond de tes flancs changeants
J’ai gardé ton ombre dans le hublot
Débiter le lit en copeaux
Élaguer le bord de mes vaisseaux
Y a plus de sang dans les tuyaux
J’ai décroché le bout du tableau
J’ai même appris à reboucher
Le vide à présent c’est différent
J’suis pas pressé pour l’instant
De calmer l’effondrement
Tu t’es détachée sans même interroger
Si le creux de mes reins pouvait surnager
Sans ta langue rafraîchissante
Sans le rond de tes flancs changeants
Posté le 13.09.2006 par valbel
Ne sachant écimer les traces de ta trouée
Je tente de dissiper ma souffrance
Il est temps d’attraper la route du renouveau
Bouclé à double tours le désir que j’étouffe
Celui de te traquer jusqu’au bout
Ne m’en souffle pas une rafale
Nul doute que tu te dissous en silence
Les mots ne suffisent pour une délicieuse éprise
Au creux du courage se cache la lâcheté
Epris comme anéanti je m'omets
Tu parles, j’obéis comme feuillage au vent
J’suis pas aguerri à ne pas me retourner
La tête ne se défend plus le droit de la gommer
Je reviens au pays même si je me mens
En retardant le bruit de tes pas
A l’aube mon âme foncée je reconduis
Ma gouttière percée tombe l’eau au bas
Mouille en mes pieds comme un frais liquide
Ce n’est pas en courant que choix s'éclaira
Traînant la patte comme un pur-sang affaissé
L’enclos se referme, le dos se rafraîchit au bas
Couchant au vent frais octobre se révèle
Je mêle mes jambes comme en ton temps
Tu parles, j’obéis comme feuillage au vent
J’suis pas aguerri à ne pas me retourner
La tête ne se défend plus le droit de la gommer
Je reviens au pays même si je me mens
Posté le 04.09.2006 par valbel
Une nuit de fin d'été, un texte pour un automne à l'abri
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Grondant, l’orage m’inonde le souffle
Suivant les pavages du sol
Tête tremblante, morose
Vie oscillante, je marche ballotant figé comme le clou
Se quérir de l’idée de la félicité
S’autoriser les traits du mot te goûter
Amour offre tes baisers, offre tes baisers
Tête tournante j’avise ma douce sucrée
Sèche comme bouche sans baisers
Ma solitude en gelée
Touchant le bord de l’abîme
Je me perds, je me perds
J’écoute ton pas sous l’averse
Sur le parvis de mon abri
L’œil tendu vers un retour je veille
Brillant comme l'astre lunaire
J’ose à ruminer à un éveil
Au dehors la pluie se sommeille
Tête posée je me suis mis au calme
En catimini je veux prolonger ma destinée
Au bras d’une certaine alliance déjà née
Sur la caillasse je me prescris de gamberger
Au dehors l’orage se déplace
Sèche comme bouche sans baiser
Ma solitude en gelée
Touchant le bord de l’abîme
Je me perds, je me perds
J’écoute ton pas sous l’averse
Posté le 27.08.2006 par valbel
Les pieds dans la gelée
En marge du jour je souffle
Les noisetiers sont fendus, au dehors le flou
Je devine le chemin des croisées encore épargné
Sans parure au fond de l’antre je nidifie
L’exil par un lieu au hasard d’une source
Je m’acquis d’une intention sans ravir
Echappé des annales comme une épreuve
Je sens la trace des orignaux
Au contre bas de l’orée
Je m’affûte pour ce combat trivial
Second temps, les mains à garrotter
En bordure d’un sans cœur
Damné conscrit de ton plaisir
Détourné comme geyser étouffant ta cible
Tournant le râble face à mon heure
Rampant comme le lynché aux longues dents
Conjurant d’un baiser gredin tes poignets
Je suis braconnier des soupirs si lents
A l’attache comme la confusion d’une appétence
Je sens la trace des orignaux
Au contre bas de l’orée
Je m’affûte pour ce combat trivial
Second temps, les mains à garrotter
M’inclinant au seuil de l’hiver austral
La réplique de côté, couteau denté ajusté
Je reviens à l’échauffourée comme mâle
Effronté, lune suit mon insuccès
Posté le 27.08.2006 par valbel
Perles rouges au pied du mont Velay
Cueillant les perce-neige en son pied
Ton pas avisé rejoint le petit chalet
Ajustant mon gilet
Je suis comme amant sursoyant
Tu goûtes amusée le topinambour
Comme jadis te levant au matin
Les pieds dans la rosée
Tu chéris la fragrance du café ardent
Croisant le bouquetin descendant au couchant
Je mis ton châle comme une évidence
Le froid pris mes frêles bras de rejeton
Les pentes hivernales m’effraient comme ce mois de février
Je te cueille comme groseille en été
Grimpant la colline aux oiseaux
Mis de côté le soupçon du quêtant
Je m’affole, le lichen sous le tenant
En bouche comme poivre serrant l’aligot
Je m’octroie le courtois des heures du démarcheur
Seuls au dedans
Le sas nous enfermant
Comprenant en ces termes
L’étendue du flou instruisant
Posté le 18.08.2006 par valbel
Vendredi 18 août, les textes de l'album de Valbel :
"LA RENVERSE" sont en ligne.
Paroles et musiques (janvier-août 2006)
composé par Valbel
Valbel termine actuellement la composition des musiques. L'album sera présenté en public dès janvier 2007.
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