Posté le 18.08.2006 par valbel
Ecoute on m’écoute
Comme je tourne
Autour de ton cou
Dans le flou
Tout autour tu danses
Et je penche
Je perds le sens
De ton absence
Certes il faut entretenir le désir
Certes il faut éviter de s’enfuir
Tout autour le gouffre
Tout autour le gouffre
Tel le fouet qui claque
Sur le pouce tu traces
Les limites du plaisir
Noble Sir
Ongles appliqués sur la peau
Empreintes laissées par l’eau
Sur le vif tu traces
Les limites du plaisir
Noble Sir
Certes il faut entretenir le désir
Certes il faut éviter de s’enfuir
Tout autour le gouffre
Tout autour le gouffre
Certes il faut se lover
Certes il faut éviter de s’enfuir
Sur le vif doux plaisir
Sur le vif
Noble Sir
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Posté le 18.08.2006 par valbel
Viens t’asseoir
Ose petite main
Nous poser comme l’écrin
A l’abri du soir
Rouler dans la ravine
L’œil mi-fermé
Chevauchant tes allées
Aux odeurs assassines
Venus singulière
Belle passagère
Je papillonne autour d’elle
Accélère me dit-elle
La terre rouge en ce lieu
Rythme lent haletant
Dans le sentier s’en sort palpitant
Je vois l’herbe bleue
Un goût de chanterelle
Aux abords de la luzerne
C’est ce qui nous baigne
Pêle-mêle
Venus singulière
Belle passagère
Je papillonne autour d’elle
Accélère me dit-elle
L’échine rouge à un goût
J’irais pressant m’étendre
Bonnie devant conduisant
Une feuille de menthe accrochée au cou
Sous les citronniers d’été
Corps à corps pressé
Je me consume
Couché sur la verdure
Posté le 18.08.2006 par valbel
Et tant et tant d’eau
Et tant et tant d’eau
Segaline fille fragile
Au fil de l’île
Descendant au bas
Des basses eaux tu iras
Chevauchant d’un pied le rocher
C’est l’ivresse, le repos d’une plaie
Tu dis même qu’eaux profondes
C’est égal belle Ségal
De côté tout le long
Elle souffle sur ton mal
Et tant et tant d’eau
Tout en son tour cet été
Lézardant oubliant les maux
Le ballon sur le dos taquiné
Tu m’auras c’est sûr amusé
Posant mes doigts en tes dents
A tes lèvres insouciantes
Le long du littoral au creux du vent
Me couchant à volonté souriant
Ségal si fragile
Au fil de l’île
Interrogatifs à quoi pensent-t-ils
Couchés sur le bord du récif
A la fille du vent....
Posté le 18.08.2006 par valbel
Renversé,
Je m’étale au devant
Racines par-dessus faites
A regarder son volume sans osez ingérer
Pas le temps c’est montant
Que marée amère s’approchant de ma tête
Renversé
Décochant comme l’onglet
Pas si simple renversé
Nos joutes se sont allées
Renversé le flot épuise la jetée
Comme tu m’as renversé
Prendre l’ascendant sur le vent
D’un souffle coupé
Renversé
Aux abîmes trahissant un espace de tourments
D’un souffle coupé
Renversé
Maquiller des odeurs fleurées de canule
Comme trépan j’étire mes poignets
La foreuse à défait sur ton seul désir
L’idée de me renverser
Tu fauches l’herbe sous mon pied désorienté
Tu cherches à endiguer en mon dos
Des mémoires éteintes comme retournées
Cette façon que tu as
De me renverser
Tu as filtré d’un regard balançant
Ratifiant nos traités si bien posés
Le pansement rompt sous la tension ma déifiée
Je me suis renversé sans temporiser
J’ai tant raffolé que je ne peux surseoir
De me darder au bas de la ravine
Appuyant mon regard terreux sans tes mains courantes
J’alimente ma descente indomptée de tes apparitions lentes
Posté le 18.08.2006 par valbel
Je me souviens oh oh ton œil cacao
Au coin aride sans le moindre signe
Incognito je t’offre mes mots
Incognito bouquet blanc au bord de l’eau
Coquinant épaules, taquinant mes idées
Au temps cessant finalement tu es
Synonyme de lame à marée
Synonyme de lame au portant
Je me souviens de grands pétales en robé
Si courte riant au coin aride avec un signe
Incognito je t’offre mes mots
Incognito à tire larigot
Aimant l’odeur de la pêche et du vent
Les doigts serrant l’osier du panier
Les yeux tournant des passants
Les grands pétales allongeant les jambes, ohé
Je me souviens oh oh ton œil cacao
Au coin d’une île paisible ton éden
Taquinant la flanelle mon œil indigo
Si courte riant j’aime être à la traîne
Oh oh oh et oh oh
Je me souviens de ton œil cacao
En souvenir de face de cuillere
Posté le 18.08.2006 par valbel
Le goût du sureau
Et des feuilles de bouleau
Inonde minette
Un coin de ma tête
En ce temps
J’effrayais le lapereau
Un bois d’anis sous le nez
Je guettais minette
Guerrier solitaire
Je jouais à colin Maillard
Amoureux comme le cerf
Habits rouges criards
Je guettais minette
Je guettais minette
Les traces d’une femelle
Sans ses habits de lumières
A l’arrêt comme la bête
Je guettais minette
Une fraise des bois
Pour toi minette
Ecoute mes fables ou le roi
Minette ce sera moi
Pour toi
Minette
Une histoire de toi à moi
Minette
Posté le 18.08.2006 par valbel
J’ai la peau à fleur de cailloux
Ton empreinte sommeille de toute évidence
La souche de mon pas lent me l’indique
Je suis placide ici ma terre me réanime
Contournant l’ébauche de ton mythe
Sans cesse me retourner, brune à souhait
Epaules que mains tendues ne peuvent troubler
Je m’en suis tenu à risquer un exil ici ici
A m’asseoir au bas des Creisses
Tes genoux contre mon dos
Aux lèvres un sourire fripon
Ma langue sur tes chevilles
Aux arômes de myrtilles
J’entends le pinson au seuil du boulot
Il parcourt le ciel liquide, cobalt
Les feuillus sous lesquels je m’enduis
De ton souvenir, endigué sous mes paumes
Je recueille le calme du goulet qui s'assoupit
Les grouses s’agitent malignes en sursaut
Je m’étire pas de trace sur mon échine
Je croise sur l’herbe sèche les stigmates
D’une arrière-saison attestant ton absence
A m’asseoir au bas des Creisses
Tes genoux contre mon dos
Aux lèvres un sourire fripon
Ma langue sur tes chevilles
Aux arômes de myrtilles
Le ciel gronde sous les flots
Février à déposer neige auprès du calvaire
Au pied de la roche calcaire il demeure
Deux rotules qui s’évertuent au dedans
De quémander un éclat d’épiderme
Altérée, ma source s’assèche
Le manque rafraîchit en avril
Au dehors les pousses se raniment
La calanque renaît
Moi je me tais
Posté le 18.08.2006 par valbel
Je ne suis pas candide
Tu souffles pour qui pour quoi
Affublé aigri au bord du vide
Je refuse cette offrande
J’avise comme homme de loi
La douleur ne s’offre pas
Elle s’enfuit au large du Nil
Auprès de l’îlot
Je me soumets je l’exige
Au chevet transi je le suis
L’espace semble clos
J’erre, câline tu me figes
Sur le toi je glisse
Sur le moi tu fuis
Les continents sont fuyants
Tu dérives sans suite
L’épreuve du temps
En rien ne cache ta fuite
Le tour de Cassis
Sous la neige d’un hiver
En réserve sous le porche assis
Ombrelle un rien paraître
Tout semble acquis
Pour les âmes bucoliques
Le soir du retour venu
Il ventait sur l’avenue
A la fin de l’été dernier
Sous une glace brisée
C’était non loin du grand palais
Tes pas qui résonnants
Me notifia l’évidence
Je fuis Paris en septembre
Les continents sont fuyants
Tu dérives sans suite
L’épreuve du temps
En rien ne cache ta fuite
Posté le 18.08.2006 par valbel
Au cœur de la raison se niche l’inquiétude
Du genre humain qui s’en soucie
Poser comme jamais son Eden au futur
Claquer ses offrandes en un seul cri
J’ai assisté de près le nez au fossé
Lorsque partante sans te retourner
Effrayé à l’idée de ne plus jamais te captiver
En franchissant la haie je t’ai saluée
T’en allant chuchotant
J’ai compris au passage
Que ce bonheur naissant
Ne me donnait aucune chance
Nicher une émotion au creux de ses songes
Tirailler de démons confinés en mon âme
Le voile quasi jeté sans fantaisie au calme
Caressant au matin les draps où tu partais t’allonger
Le trouble du ralenti d’une simple visite
Ranime pour un temps un sang affaibli
Meurtri refermant cette cicatrice
Aphone j’ai essuyé ces vocalises
De souffrances pour un désir qui fuit
T’en allant chuchotant
J’ai compris au passage
Que ce bonheur naissant
Ne me donnait aucune chance
C’est cette idée du puits
Qui a jamais anime
Nourrit ce vide
De ton ombre qui fuit
Posté le 18.08.2006 par valbel
C’est affligeant de s’éterniser
Alarmant de se dérouter
Sous des tonnelles sans été
Comme falaise au dedans
Je te respire comme avant
Notre main lâche la prise
Au vent tu t’inclines
Je plie les tempes façonnées
Austères comme l’argile désormais
La falaise en moi au flanc
De toi, l’heure a renvoyé
Des missives qui s'accrochent
A l’origine dès lors se souvenir
Corps mourrant au dedans
Défoliant mes intuitions
Ton absence me signifie cette arrogance
Guidant par avance l’excuse du pendant
Tamisant l’économie des pleurs
Des mois d’oublis comme ils disent
T’es pas du genre humain sanglotant
Au pied de la falaise il fait quel temps en septembre ?
La falaise en moi au flanc
De toi, l’heure a renvoyé
Des missives qui s'accrochent
A l’origine dès lors se souvenir